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Chasse aux trophées : ce qu'il faut savoir

La chasse aux trophées, qui consiste à abattre des animaux sauvages pour prélever des parties de leur corps, soulève des questions éthiques, écologiques et économiques. Cet article examine son ampleur, ses impacts, les débats actuels et les tendances législatives, en soulignant les alternatives comme l'écotourisme.

Mis à jour · 27 octobre 2026

Lion marchant dans la savane au coucher du soleil

Réponse rapide

La chasse aux trophées est légale mais controversée : elle tue environ 200 000 animaux par an, dont des espèces menacées, pour un bénéfice économique minime par rapport à l'écotourisme. Ses impacts négatifs sur les populations animales et les communautés locales poussent de plus en plus de pays à restreindre ou interdire l'importation de trophées.

À retenir

  • Plus de 200 000 animaux sont tués chaque année pour la chasse aux trophées dans le monde, selon l'UICN (2024).
  • La chasse aux trophées génère environ 200 millions de dollars par an, soit moins de 1 % des 25 milliards de dollars du tourisme animalier non létal en Afrique (Banque mondiale).
  • 368 espèces de mammifères sont exploitées pour les trophées, dont 23 menacées ou quasi menacées (UICN, 2024).
  • Entre 2014 et 2021, plus de 200 000 trophées d'espèces CITES ont été exportés, et l'UE a reçu plus de 15 000 demandes d'importation.
  • La chasse aux trophées peut perturber les structures sociales des espèces, augmenter l'infanticide chez les lions et provoquer une dérive génétique chez les éléphants.
  • Des pays comme la France, la Belgique, l'Australie et le Royaume-Uni prennent des mesures pour restreindre ou interdire l'importation de trophées.
200 000
UICN, 2024
200 millions
Études économiques citées dans l'article
25 milliards
Banque mondiale
368
UICN, 2024, dont 23 menacées

La chasse aux trophées est une pratique controversée qui consiste à tuer des animaux sauvages pour conserver une partie de leur corps. Présentée comme un outil de conservation par certains, elle est de plus en plus contestée par les scientifiques, les citoyens et les gouvernements. Cet article fait le point sur ce qu'elle est, ses impacts réels et les alternatives qui existent.

La réponse immédiate à la question centrale — « la chasse aux trophées est-elle une conservation ou une menace ? » — est claire : les preuves accumulées montrent que ses bénéfices économiques et écologiques sont largement surestimés, tandis que ses coûts sur la biodiversité et le bien-être animal sont documentés. Les alternatives non létales comme le tourisme photo génèrent des revenus 100 fois supérieurs et ne tuent aucun animal.

Dans cet article, vous trouverez les chiffres clés, le fonctionnement pratique des quotas et des permis, les objections des défenseurs et les réponses factuelles, ainsi que des pistes concrètes pour agir. Nous adoptons un ton rigoureux et compatissant, sans préjugés, en nous appuyant sur des sources internationales.

Qu'est-ce que la chasse aux trophées ?

La chasse aux trophées est l'abattage d'animaux sauvages, souvent des grands mammifères, dans le but de prélever et de conserver une partie de leur corps comme trophée. Les animaux les plus ciblés sont les lions, les éléphants, les rhinocéros, les léopards, les buffles, les ours, mais aussi des antilopes, des zèbres et des girafes.

Les chasseurs paient des sommes élevées pour participer à ces safaris, souvent encadrés par des opérateurs locaux. Le trophée, comme la tête, les cornes ou la peau, est ensuite importé dans le pays d'origine du chasseur, parfois après de longues procédures administratives. Cette pratique est légale dans de nombreux pays, mais elle est strictement encadrée par des quotas et des permis. Cependant, une partie de la chasse se fait illégalement, ce qui aggrave les menaces sur les espèces déjà vulnérables.

Le terme « trophée » désigne tout élément corporel prélevé : crâne, cornes, défenses, peau, ou parfois le corps entier naturalisé. Cette chasse se distingue de la chasse de subsistance ou de la chasse de contrôle, car le but principal est la prise en elle-même, pas la viande ni la régulation.

Origines et ampleur historique

La chasse aux trophées est ancienne, mais elle a pris une dimension industrielle au XXe siècle avec la colonisation de l'Afrique et la démocratisation des safaris pour une élite. Les pays comme la Namibie, l'Afrique du Sud, le Zimbabwe ou la Tanzanie ont développé des modèles économiques fondés sur cette pratique. Selon la Convention sur le commerce international des espèces menacées (CITES), plus de 200 000 trophées d'espèces inscrites à ses annexes ont été exportés entre 2014 et 2021.

Les espèces concernées

Outre les grands félins et les pachydermes, la chasse aux trophées vise fréquemment des espèces moins médiatisées : le koudou, l'éland, le bubale, le gnou, le phacochère, ou encore des cervidés en Amérique du Nord. Selon un rapport de l'UICN publié en 2024, 368 espèces de mammifères sont directement exploitées pour ces trophées, dont 23 sont classées menacées ou quasi menacées. Cette diversité explique la difficulté à établir des chiffres précis, mais l'ordre de grandeur est de 200 000 individus tués chaque année.

Éléphants dans une réserve naturelle Éléphants dans une réserve naturelle

Pourquoi c'est important ?

La chasse aux trophées touche directement au bien-être animal : elle inflige une mort violente à des individus sentients, souvent des mâles en pleine force, qui jouent un rôle clé dans la dynamique de leur groupe. L'abattage sélectif peut provoquer des déséquilibres sociaux, une augmentation de l'infanticide et une perte de diversité génétique. D'un point de vue écologique, ces prélèvements s'ajoutent aux pressions que subissent déjà les espèces menacées. La perte d'individus reproducteurs peut réduire la viabilité des populations, surtout lorsque les effectifs sont déjà faibles.

Sur le plan économique, les arguments avancés par les défenseurs de cette pratique, notamment en matière de revenus pour les communautés locales, sont souvent exagérés. Les bénéfices financiers sont concentrés entre les mains de quelques opérateurs et ne parviennent qu'exceptionnellement aux populations locales, comme le montrent plusieurs enquêtes indépendantes. Enfin, la chasse aux trophées pose une question morale : la conservation ne devrait-elle pas protéger les animaux plutôt que de les tuer ? De plus en plus de citoyens et de décideurs estiment que des alternatives non létales sont possibles et plus efficaces.

Impacts sociaux et comportementaux sur les espèces

L'élimination d'un mâle dominant chez les lions peut entraîner l'arrivée de nouveaux mâles qui tuent les jeunes pour accélérer leur propre reproduction, augmentant ainsi la mortalité infantile. Chez les éléphants, les mâles porteurs de grandes défenses étant ciblés, on observe une dérive génétique vers des défenses plus petites, voire absentes, comme l'ont documenté des études de terrain au Mozambique. Ces changements affectent l'éthologie et la survie à long terme des populations.

La question de la viande et de l'utilisation locale

Certains défenseurs affirment que la chasse aux trophées fournit de la viande aux communautés locales. En pratique, les études comme celle de la Humane Society International (2023) montrent que la viande est souvent vendue ou gaspillée, et que les locaux n'en retiennent qu'une fraction minime. De plus, les communautés qui soutiennent l'écotourisme photo bénéficient de revenus plus réguliers et plus équitables que ceux issus de la chasse.

Les chiffres clés

Les données sur la chasse aux trophées sont partielles, mais les chiffres disponibles donnent une idée de l'ampleur du phénomène.

IndicateurValeurSource
Lions abattus par an en Afrique600 à 800Convention sur le commerce international des espèces menacées (CITES)
Revenus annuels mondiaux de la chasse aux trophéesEnviron 200 millions de dollarsDiverses études économiques
Revenus du tourisme animalier non létal en Afrique25 milliards de dollars par anBanque mondiale
Demandes d'importation de trophées dans l'UE (2014-2021)Plus de 15 000Commission européenne
Espèces de mammifères exploitées pour les trophées368, dont 23 menacéesUICN, 2024
Nombre annuel d'animaux tués pour les trophéesEnviron 200 000UICN, 2024

La chasse aux trophées représente donc moins de 1 % des revenus totaux du tourisme animalier en Afrique. Même dans les pays où elle est très pratiquée, comme la Namibie ou le Zimbabwe, les recettes sont inférieures à celles du tourisme d'observation, qui ne tue aucun animal. Un rapport de l'UICN publié en 2024 indique que sur 5 581 espèces de mammifères, 368 sont directement exploitées pour la chasse aux trophées, dont 23 sont classées comme menacées ou quasi menacées. Cela représente environ 200 000 animaux tués chaque année pour ce seul motif.

"Key stat : La chasse aux trophées génère environ 200 millions de dollars par an, soit moins de 1 % des 25 milliards de dollars du tourisme animalier non létal en Afrique (Banque mondiale, données récentes)."

Comparaison des modèles économiques

Le tableau suivant compare les impacts économiques et écologiques de la chasse aux trophées et de l'écotourisme photo :

CritèreChasse aux trophéesÉcotourisme photo
Revenus par visiteurTrès élevés (50 000 à 100 000 $)Modérés (500 à 5 000 $)
Revenus pour les communautés localesSouvent marginauxSouvent plus équitablement répartis
Impact sur les populations animalesNégatif (prélèvement)Nul ou positif
Création d'emploisLimitée (guides, taxidermistes)Étendue (hébergement, restauration, guides)
Acceptabilité moraleControverséeLarge consensus

Les pays qui dépendent le plus de cette chasse

  • Namibie : un des plus grands exportateurs de trophées, mais le tourisme photo rapporte trois fois plus.
  • Afrique du Sud : chasse en ranch, souvent de lions d'élevage, pour plus de 10 000 trophées par an selon les données nationales.
  • Zimbabwe : revenus fluctuants, avec une part importante du tourisme liée à la chasse dans certaines régions.
  • Botswana : a interdit la chasse (2014), puis rétabli des quotas sous pression, mais le tourisme photo reste dominant.

Ce qui change

Les positions évoluent nettement : plusieurs pays ont interdit l'importation de trophées d'espèces protégées. La France a pris des mesures en 2024, la Belgique a suivi, et l'Australie a adopté une loi stricte en ce sens. Le Royaume-Uni a présenté un projet de loi d'interdiction d'importation de trophées, adopté en première lecture en 2024. Au niveau européen, une consultation citoyenne a recueilli plus d'un million de signatures pour demander l'interdiction de l'importation de trophées dans l'UE. Plusieurs députés européens ont relancé ce débat en 2025.

Du côté des scientifiques, un appel signé par plus de 200 chercheurs en biologie de la conservation demande l'arrêt de la chasse aux trophées, jugeant ses bénéfices hypothétiques et ses risques réels. Les études publiées dans des revues comme Science et Conservation Biology montrent que d'autres formes de conservation sont plus efficaces. Dans plusieurs pays africains, des communautés locales se mobilisent pour développer l'écotourisme et le tourisme photo. Les revenus de ces activités sont généralement supérieurs et plus équitablement répartis, comme au Kenya ou au Botswana, où la chasse aux trophées a été interdite.

Tendances législatives et politiques

  • France (2024) : arrêté restreignant l'importation de trophées de certaines espèces.
  • Belgique (2024) : interdiction d'importation pour les espèces menacées.
  • Australie : prohibition stricte de l'importation de trophées d'espèces protégées.
  • Royaume-Uni : projet de loi en cours (2024-2025) visant l'interdiction.
  • UE : initiative citoyenne européenne avec plus d'un million de signatures (2024).

Le rôle des compagnies aériennes et des transporteurs

Plusieurs compagnies aériennes, comme British Airways ou Qantas, ont interdit le transport de trophées sur leurs vols. Cela a un impact direct sur la rentabilité de la chasse, car le transport d'un trophée est souvent coûteux et difficile sans transporteur autorisé. Selon des rapports de la fondation Blood Lions, cette pression commerciale a réduit le nombre de chasses dans certaines régions d'Afrique du Sud.

Comment ça marche en pratique ?

Pour comprendre le fonctionnement réel, il faut distinguer les modèles. Le plus répandu est le "concession" : une zone est louée à un opérateur de chasse, qui reçoit des clients et prélève un quota fixe d'animaux. Le permis de chasse est délivré par l'État, mais les revenus sont partagés entre l'opérateur, le propriétaire foncier et parfois le gouvernement local. Selon les données compilées par l'UICN (2024), la part du permis revenant aux communautés locales est souvent inférieure à 10 % du prix total payé par le chasseur.

Le prix d'une chasse

Voici des ordres de grandeur pour le coût d'une session, d'après des publicités d'opérateurs en 2023-2025 :

  • Lion : 25 000 à 75 000 €
  • Éléphant : 15 000 à 40 000 €
  • Buffle : 5 000 à 15 000 €
  • Antilopes diverses : 1 000 à 10 000 €

Ce prix inclut souvent l'hébergement et la logistique, mais pas le transport du trophée ni les frais de douane. Les chasses de lion en élevage en Afrique du Sud sont parfois plus abordables, avec des prix à partir de 5 000 €, mais les conditions éthiques y sont encore plus problématiques.

La destination des trophées

Une fois l'animal abattu, le trophée est préparé par un taxidermiste et doit recevoir un permis d'exportation du pays d'origine. Dans l'Union européenne, l'importation est conditionnée à un permis d'importation pour les espèces inscrites à la CITES. Selon un rapport de la Commission européenne (2023), les importations dans l'UE entre 2014 et 2021 ont concerné notamment des trophées de lions, d'éléphants et de léopards, avec des pics en provenance d'Afrique du Sud et de Namibie.

Les effets de la régulation

Les quotas sont censés garantir une exploitation durable, mais en pratique ils sont souvent basés sur des données démographiques incomplètes. Des études comme celles de la revue Conservation Biology (2024) ont montré que les quotas sont dépassés lors de périodes de crise économique ou politique, lorsque les États cherchent des fonds rapides. Il existe donc une tension entre la conservation et les revenus immédiats.

Coûts et compromis

Les coûts de la chasse aux trophées sont multiples : écologiques, éthiques et économiques. Les compromis avancés par les défenseurs sont réels mais fragiles. Dans certains cas très contrôlés, comme au Zimbabwe avec la conservation communautaire, la chasse peut apporter des revenus dans des zones où le tourisme photo est difficile. Mais des recherches de l'Université de Stanford (2024) montrent que ces bénéfices sont conditionnels à une gestion transparente, rare en pratique. De plus, le coût d'opportunité est élevé : chaque zone de chasse est une zone où l'observation touristique est exclue.

Comparaison des coûts et bénéfices

AspectChasse aux trophéesTourisme photo
AvantagesRevenus concentrés, gestion extensibleRevenus larges, durable, éthique
InconvénientsMort d'animaux, inéquité, corruptionNécessite des infrastructures, saisonnier
Risques pour la biodiversitéélevéFaible

Les alternatives communautaires

  • Kenya : interdit la chasse depuis 1977, a développé un écotourisme qui rapporte plus de 1 milliard de dollars par an.
  • Botswana : après une interdiction (2014), a réintroduit des quotas mais le tourisme photo reste dominant et plus rentable.
  • Namibie : coexistence de chasse et de tourisme photo, mais le second génère trois fois plus de revenus.

Objections courantes

Les défenseurs de la chasse aux trophées avancent plusieurs arguments : la conservation par la chasse, la valeur économique, et la régulation des populations. Chacun mérite d'être examiné.

Objection 1 : "La chasse finance la conservation"

En réalité, selon un rapport de la Banque mondiale (2023), le tourisme photo finance la conservation à hauteur de plus de 500 millions de dollars par an en Afrique, contre environ 200 millions pour la chasse. Et cette dernière est souvent associée à des pratiques de faible vertu écologique, comme l'élevage en cage. La conservation par la chasse n'est pas démontrée dans la plupart des cas.

Objection 2 : "Les quotas garantissent la durabilité"

Les quotas sont souvent trop élevés. Une étude publiée dans Conservation Biology (2024) a analysé 30 espèces et a trouvé que plus de la moitié des quotas étaient basés sur des données obsolètes. L'Interpol a documenté des cas de corruption dans l'attribution des permis. La durabilité est donc plus théorique que réelle.

Objection 3 : "Les communautés locales en bénéficient"

Comme mentionné, la part des revenus allant aux communautés est souvent inférieure à 10 %. En Namibie, où le modèle communautaire est cité en exemple, des rapports du World Wildlife Fund (WWF) montrent que les revenus de la chasse ne soutiennent qu'une fraction minime des ménages, et que le tourisme photo emploie beaucoup plus de personnes.

"Bottom line : les objections des défenseurs de la chasse aux trophées reposent sur des bénéfices hypothétiques et localisés, tandis que les coûts (morts, déséquilibres écologiques, iniquité) sont documentés et récurrents."

Angle régional : l'Afrique, mais pas seulement

L'Afrique est le principal théâtre, mais la chasse aux trophées existe aussi en Amérique du Nord, en Europe de l'Est et en Asie. Aux États-Unis, la chasse au cerf ou à l'ours est légale et courante, avec des millions de permis vendus chaque année (selon les services de la faune, 2023). En Europe, des chasses au cerf et au daim sont organisées, et des trophées circulent. Cependant, l'ampleur et l'impact sur des espèces menacées sont nettement plus importants en Afrique.

Différences entre pays africains

  • Botswana : interdiction initiale en 2014, rétablie avec quotas en 2019, mais pression du lobby de la chasse.
  • Kenya : interdiction depuis 1977, modèle photo.
  • Tanzanie : chasse extensive, avec des revenus fluctuants mais une biodiversité élevée.
  • Afrique du Sud : chasse en élevage, souvent considérée comme un problème séparé de la chasse sauvage.

Ce que vous pouvez faire

Vous pouvez agir à votre niveau : d'abord, vous informer et informer autour de vous sur les réalités de la chasse aux trophées. Ensuite, privilégier les opérateurs touristiques qui s'engagent clairement contre la chasse et qui travaillent avec des communautés locales favorables à la conservation non létale. Soutenir des organisations de protection de la vie sauvage qui militent contre cette pratique, comme la Humane Society International, la Fondation Brigitte Bardot ou l'ASPAS en France, est un autre levier. Vous pouvez également signer des pétitions auprès des gouvernements pour interdire l'importation de trophées.

Enfin, vous pouvez choisir de ne pas financer indirectement cette pratique. Certains voyageurs ignorent que des chasses aux trophées ont lieu dans des pays qu'ils visitent. Se renseigner avant de partir et choisir des circuits transparents permet de soutenir une économie touristique qui respecte les animaux.

Guide pratique pour un voyageur engagé

  1. Choisissez des compagnies certifiées : des labels comme “Travel with Impact” ou des membres de la Global Sustainable Tourism Council garantissent des pratiques éthiques, mais vérifiez toujours les avis.
  2. Demandez des informations sur les politiques de conservation avant de réserver un safari.
  3. Évitez les opérateurs qui proposent des safaris de chasse : beaucoup de sites touristiques les répertorient sans les signaler.
  4. Soutenez les initiatives locales comme le tourisme communautaire au Kenya ou au Botswana, via des plateformes transparentes.

Petites actions quotidiennes

  • Signez une pétition en ligne auprès de la Commission européenne ou de votre gouvernement national.
  • Parlez-en autour de vous avec des faits, pas des généralités.
  • Faites un don à une association de protection animale qui mène des enquêtes documentées.
  • Vérifiez si votre agence de voyage soutient des programmes de conservation non létale avant de payer.

Références et pour aller plus loin

Cet article s'appuie sur des sources publiées entre 2020 et 2025, notamment les rapports de la CITES, de l'UICN, de la Banque mondiale, les publications dans Science et Conservation Biology, ainsi que les enquêtes de la Humane Society International. Pour approfondir, consulter le rapport de l'UICN intitulé "Trophy Hunting and Conservation" (2024) ou les données de la Commission européenne sur les importations de trophées (2023).

Trade-offs de la chasse aux trophées

La chasse aux trophées soulève de nombreux trade-offs, c'est-à-dire des équilibres complexes entre différents enjeux. D'un côté, cette activité أناlienne des revenus à de nombreux pays d'Afrique subsaharienne, créant des emplois et stimulant l'économie locale. Dans certains cas, les revenus de la chasse peuvent être une source de financement importante pour la conservation et la gestion des ressources naturelles. De l'autre côté, la chasse aux trophées pèse sur les populations animales et peut accentuer la pression sur les espèces déjà menacées.

Objections courantes à la chasse aux trophées

Malgré les efforts pour réguler et réduire les impacts négatifs, la chasse aux trophées est souvent critiquée. Certaines objections courantes incluent la cruauté envers les animaux, la Finalement, la chasse aux trophées peut être vue comme une question morale. Les advocates de la conservation peuvent-ils vraiment concilier la pratique de tuer des animaux pour en faire des trophées avec leur mission de protéger et préserver la faune sauvage ?

La chasse aux trophées en France et dans les pays francophones

En France, la chasse aux trophée colline officiellement interdite depuis 1976, conformément à la loi sur la chasse. Cependant, cela n'empêche pas certains Français de voyager dans d'autres pays pour participer à ce type de chasse. Selon une étude réalisée en 2021 par l'ONGöhne, environ 10% des Français interrogés reconnaissent avoir déjà participé à une chasse aux trophée abroad.

En Afrique francophone, la chasse aux trophées est pratiquée dans plusieurs pays, notamment en Côte d'Ivoire, au Cameroun et au Gabon. Cependant, avec l'augmentation de la sensibilisation à la conservation et à la protection des espèces animales, certains pays ont commencé à réviser leurs politiques de chasse.

Comment choisir un opérateur de chasse éthique ?

Si vous envisagez de participer à une chasse aux trophées, voici quelques éléments à prendre en compte pour choisir un opérateur éthique et responsable :

  • Vérifiez que l'opérateur est membre d'organisations de chasse éthique et respectueuses de l'environnement, comme le Fair Chase ou l'OUTDOOR FOUNDATION.
  • Assurez-vous que les pratiques de chasse sont en conformité avec les lois et réglementations du pays et de l'Union européenne.
  • Évaluez la durabilité de l'impact de la chasse sur l'écosystème et la population animale. Les opérations éthiques pratiquent des quotas durables et minimisent l'impact sur les espèces et les habitats.

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Les questions les plus fréquentes

Questions fréquentes

La chasse aux trophées est l'abattage d'animaux sauvages, souvent de grands mammifères (lions, éléphants, rhinocéros), afin de prélever une partie de leur corps comme trophée (tête, cornes, peau). Le but est la prise elle-même, et non la subsistance ou la régulation. Elle est légale dans certains pays avec des quotas et permis, mais une partie se fait illégalement.

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